8 prompts pour arrêter de faire ce que ton IA pourrait faire à ta place
Utilise ces prompts pour qu'elle analyse où part vraiment ton temps, et qu'elle te dise quelles tâches elle peut prendre à ta place.

Ton IA te connaît mieux que tu ne crois
Ton IA garde une mémoire de vos conversations : ce que tu fais, ce qui te prend du temps, ce sur quoi tu reviens sans arrêt. D'habitude, cette mémoire sert juste à ce qu'elle te réponde mieux.
Tu as peut-être déjà fouillé cette mémoire pour voir ce qu'elle sait de toi. Ici, la question change : ce que tu fais encore à la main alors qu'elle pourrait le faire, et combien d'heures ça te coûte chaque mois.
Voici ce dont tu as besoin avant de lancer le premier prompt.
- Un compte que tu utilises déjà, ChatGPT ou Claude. Plus tu lui as parlé, plus sa réponse sera juste.
- La mémoire activée. Si tu ne sais pas où elle en est, lance quand même le prompt 1 : une réponse creuse veut dire qu'elle est vide. Pour la régler sur ChatGPT, ce guide te montre où aller. Sur Claude, le réglage se trouve dans les paramètres de ton compte.
- 40 min devant toi, ou 2 fois 20 min. Les prompts 1 à 5 forment un premier bloc : tu peux t'arrêter là et reprendre plus tard dans la même conversation. Presque tous se copient tels quels, 2 demandent que tu colles tes messages ou ta liste de la semaine. Le dernier est à part : il te rend une tâche entière déjà faite, prévois le temps de la relire.
Si tu lui poses surtout des questions ponctuelles sans jamais lui parler de ton activité, sa mémoire est maigre et les 4 prompts qui s'appuient dessus te renverront du vent. Dans ce cas, commence par celui-ci. Si tu lui as déjà beaucoup parlé de toi, saute-le.
Avant toute chose, je te raconte mon activité. Je suis [ton métier], je vends [ce que tu vends], mes clients sont [qui]. Une semaine type, voilà ce que je fais : [liste tout, même en vrac, même mal écrit]. Ce qui me prend le plus de temps : [2 ou 3 choses]. Garde tout ça en tête pour la suite de cette conversation.
Le temps que tu ne vois plus
Les 2 premiers prompts servent à une seule chose : mettre un chiffre sur ce qui file. Tant que le temps perdu reste une impression, il ne bouge pas. Dès qu'il devient un nombre d'heures, tu ne peux plus faire semblant.
Tout se passe dans une seule conversation, du premier prompt au dernier, dans l'ordre, sans la quitter. Et quand tu lis « relance avec », ça veut dire : tu écris cette phrase juste sous sa réponse, dans la même conversation. Tu ne recommences rien.
Renomme cette conversation tout de suite, par exemple « Mon tableau du temps », et épingle-la. C'est elle que tu rouvriras dans un mois.
Ce que tu fais encore à la main
Tout ce qu'elle pourrait faire à ta place, classé par heures que ça te rendrait.
D'après tout ce que tu sais de moi, liste les 10 tâches que je fais encore moi-même alors que tu pourrais les faire à ma place. Classe-les par heures gagnées par mois, et donne le total. Si une tâche n'est qu'une supposition de ta part, dis-le au lieu de l'inventer.
Tu repars avec ton tableau du temps, et un total. C'est le total qui compte : il tient souvent dans une semaine de travail entière. Garde cette conversation ouverte, tout le reste s'appuie dessus.

Les tâches que tu gardes sans raison
La question qui pique, et son coût.
Quelles sont les 3 tâches que je continue de faire moi-même alors que je n'ai aucune bonne raison, à part l'habitude ou le besoin de tout contrôler ? Ne prends pas de pincettes. Je préfère l'entendre maintenant que dans 6 mois. Pour chacune, chiffre ce qu'elle me coûte par mois, puis dis-moi la seule partie qui a vraiment besoin de moi.
Celui-là fait mal, et c'est voulu. Tu repars avec 3 tâches à lâcher, leur coût, et la seule part de chacune qui a besoin de toi. Tu gardes cette part, le reste sort de tes journées.
Tu arrêtes de tout réexpliquer
Un chiffre ne libère personne. Ces prompts transforment le constat en travail qui sort de tes mains, en commençant par ce qui revient toutes les semaines.
Tes demandes en modèles réutilisables
Ce que tu lui redemandes sans arrêt devient un prompt tout prêt.
D'après tout ce que tu sais de moi et ce que je viens de te décrire, quelles sont les 5 demandes que je te fais, ou que je vais te faire, le plus souvent ? Pour chacune, écris le modèle de prompt que je devrais réutiliser au lieu de tout te réexpliquer à chaque fois.
C'est le prompt le plus rentable de la série. Tu repars avec 5 modèles réutilisables. Relance avec « donne un nom court à chacun », puis colle-les dans une note sur ton téléphone ou dans un document que tu laisses ouvert. Lundi prochain, tu n'écris plus ta demande : tu colles le modèle.
Tes 3 réponses les plus urgentes, déjà écrites
Des réponses déjà écrites, dans ton ton.
Voici les messages auxquels je dois répondre : [colle-les ici]. Classe-les du plus urgent au moins urgent, puis écris les 3 premières réponses comme je les écrirais, avec mes mots. Montre-moi les brouillons, n'envoie rien.
Tu repars avec 3 brouillons prêts à envoyer. Tu relis, tu ajustes une phrase, tu envoies. La partie qui te prenait l'essentiel du temps, c'était de trouver comment commencer.
Ta semaine remise dans l'ordre
Ta liste en vrac devient 3 priorités et un planning.
Voici tout ce que j'ai à faire cette semaine : [colle ta liste en vrac]. Garde 3 priorités maximum, dis-moi ce que je peux supprimer sans conséquence, et place le reste sur mes journées. Ne remplis pas les trous pour le plaisir de les remplir.
Tu repars avec une semaine posée jour par jour. Relance avec « dans cette liste, qu'est-ce que tu peux préparer toi-même tout de suite ? » : souvent, 2 ou 3 lignes sont déjà faites avant que tu aies commencé.
ChatGPT et Claude permettent de créer un espace de travail, un « projet », où tu ranges une fois pour toutes ce que ton IA doit savoir de toi et les modèles que tu réutilises. Elle n'oublie plus rien d'une conversation à l'autre, et tu n'as plus à coller tes modèles. Dans le même esprit, si ta boîte mail est branchée à ton IA, tu n'as rien à coller au prompt 4 : remplace le début par « regarde mes messages non lus des 3 derniers jours ».
Si tu n'as jamais fait ça, saute ce paragraphe : tous les prompts marchent sans.
Et si tu as déjà des projets et des modèles éparpillés, celui-ci fait le ménage.
Voici les modèles de prompt que tu viens d'écrire. Dis-moi lesquels se recoupent, lesquels devraient vivre dans les instructions d'un projet plutôt que dans une note, et lesquels je peux jeter. Donne-moi la liste finale, sans doublon, avec pour chacun l'endroit exact où le ranger.
Elle tranche, tu avances
Le temps ne part pas que dans les tâches. Il part dans les décisions que tu remets à plus tard, et dans les lundis matin passés à chercher par où commencer.
Les décisions que tu repousses
Tu ne lui demandes pas la permission, tu lui demandes de choisir.
Quelles décisions est-ce que je repousse depuis plusieurs semaines, d'après tout ce que je t'ai dit ? Pour chacune, donne-moi l'information qui me manque pour trancher, puis tranche à ma place. Si tu n'as pas de quoi trancher, dis-le au lieu de broder.
Tu repars avec tes décisions en attente, déjà tranchées. Elle tranche vraiment, sans état d'âme. Voir une décision posée devant toi suffit souvent à sentir tout de suite si elle te va ou pas. Relance avec « pour la première, écris le message que je dois envoyer ».
Ta routine du lundi matin
3 étapes, et les prompts qui vont avec.
Écris la routine exacte que je devrais lancer avec toi tous les lundis matin pour gagner du temps toute la semaine. 3 étapes maximum, et le prompt à copier pour chaque étape.
Tu repars avec une routine en 3 étapes. Relance avec « transforme ces 3 étapes en un seul prompt que je colle en une fois », et ton lundi tient en un copier-coller.
Pour l'instant, c'est toi qui ouvres la conversation chaque lundi et qui colles le prompt. L'étape d'après existe, et elle est à ta portée : ton IA sait lancer ce prompt toute seule, à heure fixe, et déposer le résultat là où tu le trouveras en arrivant. Le prompt ne change pas, c'est le déclencheur qui change de mains.
C'est toute la différence entre une habitude et un actif : une habitude s'arrête le jour où tu oublies, un actif continue de produire les semaines où tu n'y penses pas. Ce guide s'arrête avant cette marche, mais c'est bien là qu'il mène.
Le prompt qui sort du constat
Tout ce qui précède te dit où part ton temps. Rien n'est encore sorti de tes journées. Celui-là s'en charge, tout de suite, sur la première ligne de ton tableau du temps.
La première tâche, faite maintenant
Tu arrêtes de lire un diagnostic, tu récupères du travail fini.
Reprends le tableau que tu m'as donné au tout début de cette conversation, celui qui classe mes tâches par heures gagnées par mois. Prends la tâche de la première ligne. Fais-la maintenant, complètement, et montre-moi le résultat. S'il te manque une information pour aller au bout, demande-la-moi en une seule fois avant de commencer.
C'est le prompt qui fait basculer la série. Les autres t'ont donné un chiffre, celui-là te rend la première tâche déjà faite. Relance-le sur la ligne suivante, puis sur la suivante.
Relance le prompt 1 dans 1 mois, dans la même conversation. Le total baisse, et tu vois noir sur blanc ce que tu as réellement sorti de tes journées.
Ne prends pas ses chiffres pour argent comptant
Ces prompts donnent un résultat franc, parfois brutal. 3 choses à garder en tête avant de les suivre au pied de la lettre.
Elle ne chronomètre rien, elle déduit à partir de ce que tu lui as raconté. Ce qui compte n'est pas le nombre exact, mais l'ordre dans lequel elle a classé tes tâches. Et c'est en haut que cet ordre est le plus fiable : les 3 premières lignes de ton tableau du temps sont celles sur lesquelles elle se trompe le moins. Commence par là.
Si tu ne lui as jamais parlé d'un pan entier de ton activité, elle ne le compte pas. Une réponse creuse veut souvent dire que sa mémoire est maigre, pas que ton organisation est parfaite.
Tes idées, ton avis, ta voix, la relation avec tes clients : elle ne les remplacera jamais. Elle te retire les étapes entre l'idée et le résultat : trier, rédiger, mettre en forme, relancer.
